Partager cette page :
Vous êtes ici :
La taille des framboisiers n’est pas un “détail de jardinage” : c’est le moyen le plus direct pour obtenir des fruits plus nombreux, plus réguliers et des plantes plus saines, année après année.
Dans un jardin, un framboisier bien taillé donne davantage de framboises, s’aère, et limite les maladies. À l’inverse, des tiges trop nombreuses, un mauvais moment de coupe, ou une confusion entre framboisiers remontants et framboisiers non remontants… et votre récolte peut chuter.
Dans cet article, vous allez enfin savoir taille des framboisiers : quand et comment procéder, selon les variétés de framboisiers, avec un plan clair, applicable toute l’année, et des conseils d’entretien du jardin qui font la différence pour une récolte abondante.

Objectif : éviter l’erreur n°1… tailler au mauvais moment.
Avant de sortir le sécateur, une règle : on ne taille pas “au hasard”. On taille selon le type de framboisier, car la fructification n’est pas la même. C’est là que tout se joue.
Le framboisier non remontant produit en général une seule grande récolte, souvent en début d’été. Les tiges qui ont porté des fruits ne re-fructifient pas : elles ont fructifié, puis elles “finissent” leur cycle. La taille sert donc à supprimer ce qui a porté des fruits et à préparer l’année suivante.
Les framboisiers remontants (appelés aussi “bifères”) offrent deux périodes de récoltes : une en été, puis une seconde en automne. Ils demandent une taille d’hiver adaptée, et, si vous le souhaitez, une taille différenciée pour étaler la production.
Ici, on passe au concret : la coupe des framboisiers, sans jargon inutile, avec des repères simples (cm, saison, année précédente, année suivante). L’idée : faire “peu”, mais bien, afin d’obtenir plus de petits fruits, et des fruits rouges de meilleure qualité.
Un sécateur propre et affûté donne une coupe nette : la plante cicatrise mieux, les maladies circulent moins. Mettez des gants (certaines variétés ont des épines), et évacuez les tiges coupées : laisser des branches au pied, c’est garder des “réserves” à champignons. Nous vous recommandons d’éliminer les tiges sèches ou tachées pour conserver des tiges vigoureuses.
Après la récolte, repérez les cannes qui ont porté des fruits : elles sont souvent plus brunes, plus sèches, parfois avec des restes de fructification. Coupez-les ras du sol (ou “au ras”, sans moignon). Cette logique est classique : les branches de l’année précédente ayant fructifié sont supprimées pour renouveler l’arbuste.
En ligne, gardez un ensemble aéré : l’objectif n’est pas d’avoir “beaucoup”, mais mieux. En pratique, on conserve les tiges vigoureuses, bien réparties, et on supprime les faibles. Certaines recommandations évoquent un ordre de grandeur (par exemple 5 à 8 jeunes branches fortes par pied selon vigueur).
Astuce : si votre ligne déborde, c’est souvent que les racines drageonnent beaucoup. Dans ce cas, désépaississez : trop de tiges = moins de fruits.
Plus le cœur est dense, plus l’humidité stagne : c’est un boulevard pour les maladies. Éclaircir permet d’obtenir des framboises plus grosses, et une récolte plus facile. Si vous cultivez près d’autres arbustes ou arbres fruitiers, gardez une zone dégagée : vos plantes vous remercieront.
Vous voulez du simple, efficace, et rapide ? En fin d’hiver, vous rabattez tout. Résultat : nouvelles pousses au printemps, une production plus homogène, et un entretien réduit. Cette approche colle bien aux petits espaces, et aux jardiniers qui veulent une méthode “sans prise de tête”.
C’est la méthode “pro” :
Le framboisier drageonne : il émet des pousses depuis les racines. Gardez ce qui sert votre ligne, retirez le surplus (sinon, vous perdez l’espace, la lumière, et vous compliquez la culture). Profitez-en pour enlever le bois mort : c’est la base pour entretenir un jardin sain.
Palissez avec des fils de fer : les tiges restent droites, les fruits ne touchent pas le sol, et la récolte devient plus rapide. Ne confondez pas : les framboisiers ne sont pas des plantes grimpantes, mais ils gagnent énormément à être guidés. C’est aussi une excellente prévention contre certaines maladies liées à l’humidité.
C’est l’erreur classique en jardinage : on pense “plus de tiges = plus de fruits”. En réalité, trop de densité = compétition, ombre, humidité, maladies… et petits fruits. Gardez moins, mais mieux : des tiges vigoureuses, bien espacées.
Tailler en plein hiver pendant des périodes de gel peut fragiliser la plante et retarder les nouvelles pousses. Le bon moment : en hiver, oui, mais plutôt en fin d’hiver, quand les grosses gelées s’éloignent. Le Parisien Jardin mentionne typiquement janvier/février, en évitant les gelées trop fortes.
Si vous taillez un framboisier non remontant comme un remontant (ou l’inverse), vous pouvez supprimer le bois qui devait porter les fruits de l’année suivante. Résultat : récolte faible, voire quasi nulle, et frustration garantie. D’où l’importance, au début, de bien identifier vos types de framboisiers.
La taille des framboisiers demande plus que de simples gestes techniques : elle dépend du type de framboisier, de la saison, de l’état des plantes, du sol et des conditions climatiques locales. Une mauvaise coupe, un mauvais moment ou un excès de tiges peuvent compromettre la récolte de toute une année, voire de l’année suivante.
Si vous souhaitez tailler vos framboisiers correctement, sans risque, optimiser la production de fruits, prévenir les maladies et assurer un entretien durable de votre jardin, le plus sûr reste de faire appel à un jardinier professionnel qualifié.
En quelques clics, vous êtes mis en relation avec un professionnel du jardinage près de chez vous, capable de :
Gagnez du temps, évitez les erreurs et profitez pleinement de vos framboises : faites votre demande de devis et confiez la taille de vos framboisiers à un expert du jardin.
Trouvez un jardinier-paysagiste près de chez vous !
Moins de 2 minutes pour faire votre demande de devis gratuit